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Le Carnet

Un matin ordinaire

2 min de lecture

Ce matin-là n’avait rien de particulier. Le réveil a sonné à la même heure que d’habitude, le café a mis le même temps à passer, et pourtant j’ai eu envie de m’arrêter une minute avant de commencer la journée.

Je crois que c’est ça, vieillir un peu : apprendre à remarquer ce qui ne change pas, plutôt que de courir après ce qui change. Les matins ordinaires sont ceux qu’on oublie le plus vite — et ce sont peut-être ceux qu’il faut le plus garder.

Ce que j’ai fait, dans l’ordre

Rien d’extraordinaire, mais je le note quand même :

  • Ouvrir les volets et regarder le ciel, sans rien attendre de particulier.
  • Boire le café debout, à la fenêtre.
  • Relire une vieille lettre que j’avais gardée dans un tiroir.
  • Marcher un peu, sans destination précise.

Je suis tombé, en rangeant, sur une phrase que j’avais notée il y a des années :

On ne se souvient pas des jours, on se souvient des instants.

Je ne sais plus où je l’avais lue, ni si je l’ai un peu déformée avec le temps. Mais elle m’a semblé juste, ce matin-là.

Il n’y a pas de conclusion à tirer de tout ça. Juste l’envie de noter qu’un matin ordinaire, quand on prend le temps de le regarder, ne l’est peut-être jamais tout à fait.

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